gel energetique sport : lequel emporter en randonnée ou au ski à serre chevalier

gel energetique sport : lequel emporter en randonnée ou au ski à serre chevalier

On en voit partout sur les sacs à dos et dans les poches de veste en station : les fameux gels énergétiques. Pratiques, compacts, faciles à avaler… mais pas toujours très clairs quand il s’agit d’en choisir un, surtout si vous partez en randonnée ou au ski à Serre Chevalier.

Le but ici n’est pas de vous vendre une marque en particulier, mais de vous aider à choisir un gel qui fonctionne vraiment sur le terrain : à -10°C en haut du Prorel, dans la file d’attente de la Casse du Bœuf, ou sur le sentier qui monte au col du Granon en plein été.

Pourquoi emporter un gel énergétique en rando ou au ski à Serre Chevalier ?

À Serre Chevalier, on a vite fait de sous-estimer l’effort. Une « petite matinée de ski » peut vite se transformer en 1 000 à 1 500 m de dénivelé cumulé, surtout si vous enchaînez les descentes du secteur de Monêtier. En rando, un itinéraire de 3 h sur carte devient souvent 4 h avec les pauses, les photos et les enfants qui traînent.

Le gel énergétique a trois avantages concrets :

  • Il se consomme vite : pas besoin de sortir un sandwich dans le vent au sommet de l’Yret, vous le prenez en 10 secondes dans la file du télésiège.
  • Il apporte des glucides rapides : utile quand les jambes commencent à tirer sur la dernière montée vers la Cucumelle ou après 2 h de peau de phoque.
  • Il pèse et prend peu de place : parfait pour un sac de ski déjà plein (doudoune, masque de rechange, eau, trousse de secours…).

En clair, le gel n’est pas là pour remplacer un vrai repas (la tartiflette de midi au Chazelay garde sa place), mais pour éviter le coup de mou entre deux pauses.

Ski alpin, ski de rando ou randonnée estivale : des besoins différents

On ne choisit pas le même gel pour une journée de virages sur la Luc Alphand que pour une ascension tranquille au-dessus du col du Lautaret en été. Quelques repères concrets.

Pour le ski alpin à la journée (pistes à Serre Chevalier)

  • Effort par à-coups, intensité variable mais souvent assez courte.
  • Vous avez généralement accès à un resto d’altitude ou à un pique-nique à midi.
  • Le gel sert surtout de boost ponctuel en fin de matinée ou d’après-midi.

Dans ce cas, un gel avec des sucres rapides (glucose, fructose, maltodextrine) et une texture fluide fait le job. Pas besoin de dosage ultra précis ni d’options très techniques.

Pour le ski de randonnée ou les grosses randonnées à la journée

  • Effort plus continu et prolongé, souvent entre 3 h et 6 h.
  • Dénivelé significatif (800 à 1 200 m de D+ sur un classique du coin).
  • Altitude et froid qui augmentent la dépense énergétique.

Là, on cherche plutôt à :

  • Étaler l’apport en énergie sur la durée (mélange de sucres rapides + plus lents).
  • Éviter les gros pics de glycémie suivis de gros coups de barre.
  • Préserver l’estomac, surtout en montée avec le cardio un peu haut.

En été, sur une rando comme le lac de l’Eychauda ou le col du Granon par les sentiers, le principe est le même : un gel qui se digère bien, accompagné d’eau, à intervalles réguliers.

Les grandes familles de gels énergétiques (et à quoi ils servent vraiment)

Sur l’emballage, tout a l’air un peu pareil. Dans la réalité, il y a quelques différences utiles à connaître.

Les gels « boost » à sucres rapides

  • Composition centrée sur des glucides rapides (glucose, fructose).
  • Effet ressenti en 5 à 10 minutes.
  • Intéressants en fin de matinée ou sur les 30 dernières minutes d’un effort.

En pratique : parfait quand vous sentez les jambes lourdes au départ d’une dernière descente de la Cucumelle ou sur le retour vers le col du Granon et que vous voulez « finir propre ».

Les gels « endurance » avec glucides mixtes

  • Mélange de sucres rapides et plus lents (maltodextrine, parfois isomaltulose).
  • Effet plus progressif, moins de risque de pic-écrasement.
  • Idéals pour les sorties de 3 h et plus, avec dénivelé.

En pratique : plus adaptés aux ski de rando sur le secteur du Galibier ou aux grosses randos estivales (croix de la Cime, lacs d’altitude) qu’à une simple matinée de pistes.

Les gels avec caféine

  • Apportent un effet de vigilance et de stimulation.
  • À réserver aux personnes habituées à la caféine.
  • À utiliser plutôt sur la fin de sortie qu’au petit matin.

En pratique : un gel caféiné peut aider à rester concentré en fin de longue journée de ski, quand la neige devient lourde et les cuisses brûlent. Par contre, à éviter si vous êtes sensible ou si vous avez déjà enchaîné cafés et thés toute la journée.

Les gels « naturels » ou bio

  • Souvent à base de purée de fruits, sirop d’agave, miel…
  • Goût souvent moins chimique, texture parfois plus épaisse.
  • Peuvent mieux convenir aux estomacs fragiles.

En pratique : intéressants si vous avez du mal avec le côté très sucré/chimique des gels classiques, ou si vous faites une sortie longue calme (rando familiale, ski de rando tranquille) et que vous préférez quelque chose de plus « alimentaire ».

Les critères pour choisir un gel adapté à Serre Chevalier

Au-delà du marketing, quelques critères concrets à regarder avant de remplir vos poches de veste.

1. La digestibilité

Testez toujours un gel avant une vraie sortie. Idéalement :

  • Au cours d’une petite rando de 1 h 30 – 2 h autour de Briançon.
  • Ou sur une demi-journée de ski tranquille, sans pression.

Chaque estomac réagit différemment. Certains supportent très bien les gels concentrés, d’autres ont besoin de diluer avec beaucoup d’eau ou préfèrent les textures type compote.

2. La texture (liquide, épaisse, type compote)

  • Gel très liquide : pratique à avaler en télésiège même par froid vif, moins besoin d’eau derrière, mais attention au goût très sucré.
  • Gel épais : plus consistant, mais difficile à prendre quand il fait -8°C et que vous avez les gants.
  • Format compote : souvent bien toléré, un peu plus volumineux mais agréable en bouche, surtout pour les enfants.

En haut du domaine de Serre Chevalier, par grand froid, les gels fluides qui ne figent pas sont clairement plus confortables.

3. La tolérance au froid

Certains gels deviennent quasi-ciment en dessous de 0°C. Si vous skiez souvent :

  • Gardez vos gels dans la poche intérieure de la veste, près du corps.
  • Évitez les formats trop épais ou riches en gelatine.
  • Privilégiez les modèles indiqués comme « liquid » ou « drink gel ».

4. La quantité de glucides par gel

Un repère utile : la plupart des gels apportent entre 20 et 30 g de glucides par unité. Pour un adulte en effort :

  • On vise généralement 30 à 60 g de glucides par heure d’effort effectif.

En ski alpin, vous n’êtes pas constamment en effort, donc un gel toutes les 1 h 30 – 2 h de ski suffit largement, en complément d’un bon petit-déj et d’un repas correct le midi.

5. Le goût (et la fatigue du sucre)

En théorie, on s’en fiche un peu. En pratique, après 3 heures à enchaîner les pistes ou les conversions en peaux de phoque, un gel au goût qui vous écœure ne sera tout simplement pas consommé.

Stratégie simple :

  • Choisir 2 à 3 parfums différents (fruité, citron, cola, neutre).
  • Éviter les parfums très sucrés si vous n’aimez pas ça dès le départ.

Combien de gels emporter pour une journée type à Serre Chevalier ?

Quelques scénarios concrets, basés sur ce qu’on voit souvent sur le domaine.

Journée de ski alpin pour un adulte, niveau intermédiaire

  • Petit-déjeuner normal (pain, beurre, confiture, boisson chaude).
  • 6 h de présence sur les pistes, dont 4 h effectives de ski.

Prévoir :

  • 1 gel « boost » pour la fin de matinée (vers 11 h).
  • 1 gel pour la fin d’après-midi (vers 15 h – 15 h 30).

Soit 2 gels maximum dans la poche. Le reste de l’énergie vient du petit-déjeuner et du repas de midi.

Sortie de ski de rando de 4 à 5 h (800 à 1 000 m D+)

  • Petit-déjeuner correct.
  • Montée régulière de 2 h 30 – 3 h, descente puis retour.

Prévoir :

  • 1 gel « endurance » après 1 h 30 de montée.
  • 1 gel « boost » pour la fin de montée ou juste avant la descente.
  • Éventuellement un 3ᵉ gel en secours.

Soit 2 à 3 gels, en complément d’une petite barre et d’eau.

Randonnée estivale familiale (3 à 4 h, type lac ou col accessible)

  • Enfants + adultes, allure tranquille, pauses régulières.

Pour les adultes :

  • 1 gel « douceur » ou type compote pour le milieu de parcours.
  • 1 gel de secours pour la fin si coup de mou.

Pour les enfants :

  • Plutôt une compote souple ou une petite gourde de purée de fruits qu’un gel très concentré.

Quand prendre son gel pour qu’il soit vraiment utile ?

Le timing compte autant que le choix du produit.

Pour le ski de piste

  • Évitez de prendre un gel juste avant de monter dans le premier télésiège à 9 h : vous êtes encore frais.
  • Moment stratégique : 30 à 45 minutes avant la pause déjeuner, pour éviter l’hypo de fin de matinée.
  • Deuxième bon créneau : vers 15 h, quand la fatigue musculaire arrive et que la neige devient plus lourde.

Pour le ski de rando

  • 1er gel après environ 1 h 30 de montée (avant d’être dans le dur).
  • 2ᵉ gel éventuellement avant la dernière grosse rampe.
  • Évitez d’enchaîner deux gels à 15 minutes d’intervalle, laissez le corps assimiler.

Pour la rando à pied

  • Plutôt aux changements de rythme (au pied d’une montée plus raide).
  • À associer systématiquement à quelques gorgées d’eau.

Gels énergétiques, mais pas seulement : les bonnes alternatives

Tout le monde ne supporte pas bien les gels, et ce n’est pas un drame. D’autres options fonctionnent très bien sur les sentiers et les pistes de Serre Chevalier.

  • Barres de céréales tendres : faciles à mâcher même par temps froid, apportent glucides + un peu de lipides.
  • Compotes en gourde : parfaites pour les enfants et les adultes qui ont du mal avec les gels trop sucrés.
  • Fruits secs (abricots, raisins, figues) : efficaces, mais un peu moins pratiques à manipuler avec des gants.

Une stratégie souvent gagnante :

  • 1 ou 2 gels pour les moments « critiques ».
  • + des encas plus « classiques » (barres, compotes) pour le reste de la journée.

Et la planète dans tout ça : gérer les déchets en montagne

Un rappel qui semble évident, mais qu’on oublie encore trop souvent sur les pistes comme sur les sentiers.

  • Ne jetez jamais un emballage de gel dans la neige ou un fossé, même « par accident ».
  • Prévoyez un sac congélation ou une petite poche dédiée dans votre veste pour les emballages usagés.
  • Vérifiez systématiquement votre sac avant de redescendre : aucun emballage qui s’envole, merci pour le domaine.

Les gels sont pratiques, mais ils génèrent des déchets. Autant anticiper.

Checklist rapide : votre mini stratégie énergie pour Serre Chevalier

Avant de partir, posez-vous ces quelques questions simples :

  • Quelle durée d’effort réel ? Moins de 3 h : 1 ou 2 gels suffisent. Plus de 4 h : prévoyez 2 à 3 gels + barres.
  • Quel type d’effort ? Ski de piste à la cool ou gros dénivelé en rando/ski de rando ? Adaptez vers des gels plus « endurance » si besoin.
  • Sensibilité digestive ? Privilégiez les textures fluides ou type compote, et testez avant.
  • Météo annoncée ? Froid marqué : gels liquides à garder près du corps. Températures douces : un peu tous les formats passent.

En résumé, le « bon » gel énergétique pour vos sorties à Serre Chevalier, ce n’est pas celui qui a l’emballage le plus flashy ou la promesse la plus spectaculaire. C’est celui que vous aurez testé, qui se digère bien, que vous pouvez ouvrir avec des gants au col de l’Yret, et qui vous permet de rentrer au village avec encore assez de jus pour profiter de la fin de journée… voire d’une bonne assiette de ravioles au fromage dans une des adresses du coin.