Tourisme Serre Chevalier

skier a la grave depuis serre chevalier : comment organiser cette escapade freeride mythique

skier a la grave depuis serre chevalier : comment organiser cette escapade freeride mythique

skier a la grave depuis serre chevalier : comment organiser cette escapade freeride mythique

Depuis Serre Chevalier, on la regarde souvent de loin, cette grande pyramide blanche au fond de la vallée : La Meije. Et juste à ses pieds, La Grave, ce téléphérique mythique qui fait rêver tous ceux qui aiment sortir des pistes. Mais entre l’image de carte postale et une vraie journée de ski là-bas, il y a un pas important : l’organisation. Depuis Serre Chevalier, est-ce vraiment faisable sur une journée ? Qui peut y aller sans se mettre au taquet (ou en danger) ? Et comment optimiser cette escapade freeride pour en profiter vraiment ?

Voici un guide très concret pour préparer une journée à La Grave en partant de Serre Chevalier, avec des temps de trajet réalistes, des conseils sécurité et quelques itinéraires types pour ne pas vous retrouver « paumés dans le mythe ».

La Grave depuis Serre Chevalier : bonne ou mauvaise idée pour vous ?

On va être clair tout de suite : La Grave n’est pas une extension hors-piste de Serre Chevalier. C’est de la haute montagne, non damée, non sécurisée (au sens « station » du terme), sans balisage classique. Il n’y a quasiment pas de pistes au sens habituel du mot.

Pour que ce soit une bonne idée, il faut :

Pour une première fois :

En revanche, si vous cochez ces cases, aller à La Grave depuis Serre Chevalier peut devenir la journée la plus marquante de votre séjour. Dénivelés longs, ambiance glaciaire, silence, vues incroyables sur La Meije… Rien à voir avec un tour de plus sur l’Yret.

Y aller depuis Serre Chevalier : voiture ou navette ?

La Grave est située de l’autre côté du col du Lautaret. Depuis Serre Chevalier, vous avez deux options principales.

Option 1 : en voiture

C’est la solution la plus souple, surtout si vous partez tôt et rentrez tard.

Temps de trajet (hors conditions extrêmes) :

À prendre en compte :

En pleine saison hivernale, la route est généralement bien dégagée, mais il arrive que le col du Lautaret ferme en cas de risque d’avalanches ou de tempête. Vérifiez systématiquement :

Option 2 : en navette / transport

Selon les saisons et les périodes, des navettes peuvent être mises en place entre Serre Chevalier et La Grave (ou via Briançon). Les horaires et fréquences varient beaucoup : mieux vaut vérifier directement auprès de l’office de tourisme ou des remontées mécaniques quelques semaines avant votre venue.

Avantages :

Inconvénients :

Pour une première journée à La Grave, surtout si vous partez avec un guide, la voiture reste à ce jour la solution la plus simple et la plus réaliste.

Une journée type à La Grave en partant de Serre Chevalier

Voici à quoi ressemble, concrètement, une journée « classique » pour un bon skieur basé à Serre Chevalier.

7 h 30 – 8 h : départ de votre hébergement à Serre Chevalier. Petit-déj solide, matériel déjà prêt depuis la veille (on y revient plus bas).

8 h 30 – 9 h : arrivée à La Grave. Achat du forfait journée au téléphérique. Si vous êtes avec un guide, check matos collectif (cordes, matos glacier si vous prévoyez des variantes plus engagées).

9 h – 9 h 15 : montée dans la première ou deuxième benne. En deux tronçons, vous atteignez le téléphérique supérieur (3 200 m environ). Déjà, la vue sur La Meije remet les idées en place.

Matinée : un ou deux grands runs dans les Vallons de la Meije ou sur le secteur Chancel, selon les conditions :

Déjeuner : selon l’itinéraire, soit en bas à La Grave (snacks, restos simples mais efficaces), soit rapide en mode pique-nique si les conditions sont trop bonnes pour perdre du temps en salle.

Après-midi : encore un ou deux runs, parfois avec une variante légèrement différente (autre vallée, autre passage en forêt, etc.). En général, trois gros runs dans la journée, c’est déjà une belle journée pour un groupe correct mais « normal ». Quatre, c’est pour les très bons, très efficaces, dans des conditions optimales.

16 h – 16 h 30 : dernier retour à La Grave, petit débrief, boisson chaude (ou bière) sur la terrasse en face du téléphérique.

17 h – 18 h : retour en voiture à Serre Chevalier, douche chaude, jambes un peu lourdes, sourire assez large.

Quels itinéraires skier à La Grave pour une première fois ?

À La Grave, on ne parle pas de « pistes », mais de grands itinéraires. Deux secteurs sont généralement privilégiés pour une découverte, en fonction des conditions et de votre niveau.

Les Vallons de la Meije : la grande classique

C’est l’itinéraire emblématique, côté glacier.

Caractéristiques :

Terrain :

En conditions correctes, un bon skieur à l’aise en poudre et en neige transformée peut s’y faire très plaisir, surtout encadré par un guide qui adapte la ligne.

Le secteur Chancel : variantes, forêts et ambiance différente

En descendant côté Chancel, on bascule sur des itinéraires qui offrent :

C’est un bon complément aux Vallons pour une journée où l’on veut varier l’ambiance. Mais là encore, ce n’est pas un terrain d’improvisation.

À noter : au fil de la saison, l’enneigement sur le bas peut devenir délicat, avec des passages étroits, cailloux, ou sections à pied. C’est un paramètre à discuter avec votre guide le matin.

Sécurité : impératif, pas optionnel

La Grave est vendue partout comme un « paradis du freeride ». C’est vrai. Mais comme tous les paradis hors-piste, il a ses règles. Pour un départ depuis Serre Chevalier, il faut intégrer la sécurité dès la phase d’organisation.

Guide ou pas guide ?

Pour une première fois, ou si vous ne connaissez pas parfaitement les lieux, la réponse est simple : oui, guide.

Un guide de haute montagne ou un moniteur spécialisé :

Si vous êtes en séjour à Serre Chevalier, vous pouvez :

Matériel de sécurité indispensable

Chaque personne du groupe doit être équipée au minimum :

À cela s’ajoutent fortement recommandés :

Et, évidemment, savoir se servir de ce matériel. Si ce n’est pas le cas, optez pour une sortie guidée où vous pourrez, au passage, réviser les bases.

Quel est le bon moment de la saison pour aller à La Grave ?

La Grave n’a pas le même visage en janvier, en mars ou en avril. Pour une escapade depuis Serre Chevalier, je recommande d’éviter de viser une date trop longtemps à l’avance, et plutôt de rester flexible dans votre semaine.

En très résumé :

Dans tous les cas, anticipez :

Budget : combien coûte une journée La Grave depuis Serre Chevalier ?

Les tarifs évoluent chaque saison, mais on peut donner des ordres de grandeur pour une journée :

En pratique, pour un groupe de 4 bons skieurs déjà équipés, la journée à La Grave avec guide représente un extra budget non négligeable par rapport à une journée classique à Serre Chevalier, mais l’expérience n’a rien à voir. C’est plutôt le genre de journée « cerise sur le gâteau » d’un séjour.

Comment intégrer La Grave dans un séjour à Serre Chevalier ?

Plutôt que de viser à tout prix La Grave dès le premier jour, l’idéal est de caler cette escapade au bon moment de votre semaine ou de votre séjour.

Stratégie simple :

Cette approche permet :

Plan B : quand La Grave n’est pas jouable

Il y a des journées où, même avec la meilleure volonté du monde, La Grave n’est pas une bonne idée : risque d’avalanches trop élevé, vent tempétueux, visibilité nulle, ou col du Lautaret fermé.

Depuis Serre Chevalier, le plan B n’est pas une punition, loin de là. Vous pouvez :

L’idée, c’est de garder La Grave comme un bonus, pas comme un objectif absolu qui vous pousserait à sortir dans de mauvaises conditions « parce qu’on a dit qu’on y allait ».

En résumé : une escapade à préparer comme une vraie journée de haute montagne

Skier à La Grave depuis Serre Chevalier, c’est totalement faisable sur une journée, à condition d’accepter trois choses :

En partant tôt de Serre Chevalier, en visant deux à trois grands runs bien choisis plutôt qu’un marathon de bennes, et en restant humble face au terrain, vous aurez toutes les cartes en main pour vivre cette fameuse journée à La Grave dont on reparle longtemps au retour… souvent autour d’une bière, les quadriceps qui brûlent encore un peu.

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