Tourisme Serre Chevalier

sommet des ecrins : rêver, contempler et approcher le géant des alpes du sud depuis la vallée

sommet des ecrins : rêver, contempler et approcher le géant des alpes du sud depuis la vallée

sommet des ecrins : rêver, contempler et approcher le géant des alpes du sud depuis la vallée

Depuis Briançon, il suffit de lever un peu les yeux vers le sud pour qu’il s’impose à vous, massif, blanc, presque irréel : le sommet des Écrins, 4 102 m, toit des Alpes du Sud. Beaucoup en rêvent, peu y montent vraiment. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on peut déjà beaucoup en profiter sans être alpiniste, simplement en sachant où se placer, quand y aller et jusqu’où pousser la balade.

Dans cet article, je vous propose trois manières d’aborder ce géant depuis la vallée : le contempler depuis des points de vue faciles d’accès, l’approcher en randonnée (été) ou à ski de rando (printemps), et enfin comprendre ce qu’implique vraiment son ascension pour celles et ceux qui envisagent sérieusement le sommet.

Comprendre le sommet des Écrins avant de s’en approcher

Le sommet des Écrins se situe au cœur du massif des Écrins, entre l’Isère et les Hautes-Alpes. Depuis Serre Chevalier – Briançon, on ne le voit pas depuis chaque virage de la route, mais il domine en toile de fond dès qu’on prend un peu de hauteur.

Quelques repères utiles :

Depuis la vallée de Serre Chevalier, vous ne partez pas directement pour le sommet (ce n’est pas le Mont Ventoux où l’on part à vélo depuis la place du village). En revanche, vous êtes idéalement placé pour :

Où voir clairement le sommet des Écrins depuis la vallée ?

Première étape : le repérer. Le sommet des Écrins n’est pas toujours évident à identifier si on n’a pas l’habitude des silhouettes de sommets. Voici quelques points de vue simples, accessibles depuis Serre Chevalier et Briançon, avec des indications concrètes.

1. Le belvédère des Ayes (Vallouise – Pelvoux)

C’est l’un des points de vue les plus parlants sur la face nord des Écrins.

De là, on a une vue très dégagée sur la Barre et le sommet des Écrins, dans son contexte glaciaire. Ce n’est pas encore la haute montagne, mais vous êtes bien placé pour observer les glaciers, comprendre les lignes d’ascension et sentir que, oui, là-haut, ce n’est plus de la rando.

2. Les hauteurs de Puy-Saint-Vincent

Puy-Saint-Vincent n’est pas dans Serre Chevalier, mais reste dans le même bassin de vie et à moins d’une heure de route. L’avantage : de nombreux points de vue panoramiques accessibles par les remontées mécaniques l’été ou à ski l’hiver.

C’est une bonne option si vous voulez cumuler balade facile, terrasse en station et grand paysage de haute montagne au loin.

3. Les panoramas depuis les crêtes de Serre Chevalier

Depuis le domaine skiable de Serre Chevalier, par temps clair, on distingue la chaîne des Écrins à l’horizon sud-ouest. Ce n’est pas l’angle le plus spectaculaire sur le sommet des Écrins, mais c’est souvent le premier contact pour beaucoup de skieurs.

C’est la version « soft » : vous voyez le géant, vous le situez, et vous rentrez boire un chocolat chaud ou une bière sans avoir fait 1 000 m de dénivelé.

Approcher le géant à pied : randonnées accessibles depuis Serre Chevalier

Pour vraiment sentir la dimension du sommet des Écrins, l’idéal est de s’enfoncer un peu dans le massif. Depuis la vallée de Serre Chevalier, deux grandes portes d’entrée : le col du Lautaret et la vallée de la Guisane d’un côté, et la Vallouise / Pré de Madame Carle de l’autre (via L’Argentière-la-Bessée en voiture).

1. Le Pré de Madame Carle : la grande classique pour « voir » les Écrins

Si vous ne devez faire qu’une sortie « découverte haute montagne » au pied des Écrins, c’est là qu’il faut aller.

De là, plusieurs options :

À ce stade, vous n’êtes toujours pas « sur » le sommet des Écrins, mais vous êtes vraiment dans son monde : glaciers, séracs, cordées d’alpinistes au loin. C’est l’endroit idéal pour mesurer la différence entre randonnée et alpinisme.

Conseil pratique : partir tôt, même en balade « simple ». En plein été, le Pré de Madame Carle devient vite un parking de supermarché un samedi après-midi. Avant 9 h, l’ambiance est beaucoup plus paisible, et la lumière meilleure pour les photos.

2. Le refuge du Glacier Blanc avec nuit sur place

Pour ceux qui veulent prolonger l’expérience sans viser le sommet : passer une nuit en refuge change complètement la perception du massif.

Pour beaucoup, c’est le compromis idéal : on mange chaud, on dort en dortoir, on profite des lumières du soir et du matin sur le massif, et on redescend tranquillement le lendemain. Pas besoin de cordes, crampons ou guide, mais une vraie habitude de randonnée est recommandée.

Le sommet des Écrins : ce que cela implique vraiment

Si l’idée de « monter au sommet » vous trotte sérieusement dans la tête, mieux vaut savoir dans quoi vous vous engagez. Le sommet des Écrins, ce n’est pas un 3 000 arrondi sans glacier. C’est de la haute montagne avec :

Itinéraire classique côté nord (via le Glacier Blanc)

C’est l’itinéraire le plus fréquenté, accessible depuis le Pré de Madame Carle :

Physiquement, il faut :

Guide ou pas guide ?

Si vous vous posez la question, la réponse est simple : il vous faut un guide. Les seuls qui partent sans sont des alpinistes expérimentés, déjà rodés aux courses glaciaires, capables de gérer météo, orientation, encordement, crevasses et horaires. Depuis Serre Chevalier et Briançon, vous trouverez facilement :

En discutant avec eux, vous aurez un avis honnête sur votre niveau et sur la faisabilité de ce projet pour vous, à une date donnée. Ce sont aussi eux qui adapteront le choix du sommet si les conditions ne permettent pas de viser les Écrins.

Depuis Serre Chevalier : organiser un séjour autour des Écrins

Serre Chevalier n’est pas au pied direct du sommet, mais c’est une base très confortable pour préparer, observer et éventuellement tenter l’aventure, avec un vrai confort de vallée.

Un week-end « découverte des Écrins » depuis Briançon

Pour une première approche, réaliste pour un couple, une famille sportive ou un petit groupe d’amis :

Niveau budget, en restant dans cette formule « rando + panoramas » :

Un séjour de 3–4 jours avec nuit en refuge

Pour aller un peu plus loin sans viser directement le sommet des Écrins :

C’est le format que je recommande pour ceux qui veulent vivre la haute montagne de près, sans forcément s’engager sur un sommet technique. Nuit en refuge, ambiance de cordées, glaciers tout proches : le géant est là, à portée de regard.

Conseils pratiques pour profiter des Écrins sans se mettre en danger

Quelques règles simples pour que le rêve reste un bon souvenir :

En restant basé à Serre Chevalier, vous avez un avantage : même si le projet de haute montagne tombe à l’eau, vous pouvez basculer sur des plans de repli très sympas (VTT, thermes, visites, autres randos de vallée) sans avoir le sentiment d’avoir complètement raté votre séjour.

Rêver grand, vivre à son niveau

Le sommet des Écrins fait partie de ces montagnes qui donnent envie de se dépasser. Mais on peut en profiter à plusieurs « étages », sans forcément viser les 4 102 m :

Quel que soit le format que vous choisissez, la vallée de Serre Chevalier est une base solide : hébergements variés, accès routier pratique, guides sur place, activités de repli si la météo tourne. De quoi rêver devant ce géant des Alpes du Sud, le contempler sous tous les angles, et peut-être, un jour, aller lui serrer la main là-haut.

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